💡 En bref :
La consommation d’alcool des 18-35 ans est en baisse nette en France et dans la plupart des pays occidentaux. Derrière ce chiffre : une génération qui revendique le droit de boire différemment, moins, voire pas du tout. Une tendance qui bouscule et qui peut aussi libérer le monde du vin.
Pendant longtemps, le vin a rimé avec fête, partage, rite de passage. Aujourd’hui, une part croissante des jeunes adultes s’en éloigne; pas par rejet du plaisir, mais par choix. Un choix assumé, réfléchi, souvent cohérent avec des valeurs plus larges.
Ce n’est pas une lubie de Gen Z. C’est une tendance de fond. Et chez Pierre & Antonin, on y pense depuis longtemps, parce que proposer des vins naturels et vertueux, c’est aussi se demander : comment le vin peut-il s’inscrire dans un rapport à la vie plus conscient ?
La génération qui dit « moins » à l'alcool
En France, plusieurs études convergent vers le même constat : la consommation d’alcool des 18-35 ans recule régulièrement depuis une dizaine d’années. Selon les données de Santé publique France, les jeunes adultes sont la tranche d’âge qui a le plus réduit sa consommation au cours des deux dernières décennies.
À l’échelle mondiale, le tableau est similaire. En Grande-Bretagne, en Australie, aux États-Unis, les Gen Z s’avèrent être les moins grands consommateurs d’alcool de toute génération précédente au même âge. En France, le mouvement Dry January (ou « Janvier sans alcool ») gagne chaque année de nouveaux participants, avec plusieurs centaines de milliers de Français engagés.
Ce n’est plus anecdotique. C’est structurel.
Pourquoi les jeunes boivent moins
Les raisons sont multiples et souvent entremêlées.
La santé et le bien-être, en tête de liste.
Les 18-35 ans d’aujourd’hui sont la génération la plus informée sur les effets de l’alcool. Anxiété, sommeil perturbé, performance sportive, prise de poids : les contenus sur ces sujets circulent massivement sur TikTok, Instagram, YouTube. L’information n’a jamais été aussi accessible.
Les réseaux sociaux changent la norme sociale.
L’alcool était autrefois un élément clé social quasi-obligatoire. Aujourd’hui, être sobre, ou modéré, est respectable, voire valorisé. Se commander un mocktail ne surprend plus personne. Le refus de boire n’est plus perçu comme une anomalie.
Le coût de la vie pèse sur les choix.
Pour une génération sous pression financière, l’alcool est l’une des dépenses les plus facilement réduites, sans vrai sacrifice ressenti.
Une quête de cohérence.
Les jeunes consommateurs veulent aligner leurs choix avec leurs valeurs. L’alcool industriel ne rentre plus automatiquement dans cette équation.
Le mouvement « sober curious » : mode ou révolution ?
« Sober curious » — le terme, popularisé par la journaliste Ruby Warrington en 2018, désigne une posture intermédiaire : ni l’abstinence militante, ni la consommation automatique. Simplement une relation plus consciente et questionnée à l’alcool.
En France, le mouvement a mis quelques années à s’implanter, mais il y est bien. On trouve désormais des bars entièrement sans alcool à Paris, des menus sobres dans des restaurants gastronomiques, et un rayon « alternatives à l’alcool » en forte croissance dans les épiceries fines.
Est-ce une mode ? En partie, peut-être. Mais les données de consommation montrent une tendance de fond qui précède et dépasse les effets de communication. Les marques qui l’ignorent le font à leurs risques et périls.
Ce que ça change pour les producteurs de vin
Pour les vignerons, ce changement est à la fois un défi et une opportunité.
Un défi, d’abord : le vin naturel, artisanal, de terroir, c’est une culture et un savoir-faire. Convaincre une génération moins encline à boire de choisir le vin plutôt que rien demande un travail de fond, sur le sens, la transparence, la narration.
Une opportunité, surtout : les jeunes qui boivent encore veulent boire bien, boire avec sens, boire en connaissance de cause. Ils se tournent vers les producteurs engagés, les bouteilles qui racontent une histoire vraie, les vins sans fioritures chimiques. C’est exactement là où se trouve Pierre & Antonin.
Et pour ceux qui veulent sortir de l’alcool sans sortir du vin ? La réponse existe aussi, et c’est là que notre gamme prend tout son sens.
La réponse de Pierre & Antonin
On a pensé à tout ça en créant Vigne Vierge 0%. Pas pour surfer sur une tendance, mais parce qu’on trouvait que le vin sans alcool disponible sur le marché ne ressemblait à rien qui nous plaisait : trop sucré, trop industriel, trop éloigné de l’idée qu’on se fait d’une belle boisson.
Avec nos cépages résistants on a voulu proposer une alternative qui tient la route : aromatique, honnête, construite avec les mêmes exigences que nos vins.
La Vigne Vierge 0% ne s’adresse pas qu’aux abstinents. Elle s’adresse à ceux qui alternent, qui conduisent, qui profitent d’un repas sans avoir à choisir entre qualité et alcool. Et au fond, elle dit la même chose que tous nos vins : faire du bon, avec du sens, sans compromis.
FAQ — Les questions les plus fréquentes
C'est quoi exactement le mouvement « sober curious » ?
C’est une approche qui consiste à questionner sa consommation d’alcool — sans nécessairement l’arrêter totalement. Ni abstinence, ni excès : une relation plus consciente à l’alcool. Le terme a été popularisé par Ruby Warrington dans son livre Sober Curious (2018).
Les jeunes ne boivent vraiment plus d'alcool ?
Pas tout à fait, mais ils boivent moins, moins souvent, et de manière plus réfléchie. Les études montrent une baisse du nombre de consommateurs réguliers chez les 18-35 ans, et une hausse des abstinents temporaires (Dry January, soirées sans alcool, semaines de detox…).
Le vin sans alcool peut-il vraiment être bon ?
Ça dépend de comment il est fait. La plupart des vins sans alcool du commerce sont désalcoolisés industriellement. Vigne Vierge 0% de Pierre & Antonin est pensée différemment : cépages résistants bio, sans sucres résiduel et sans sucres ajoutés, avec une vraie attention à l’aromatique. Ce n’est pas « du vin en moins », c’est une boisson à part entière.
Quelles autres tendances surveiller dans le vin en 2026 ?
Le low-alcohol (vins à 9–11° vs 13–14°), les pétillants naturels type pet-nat, les vins oranges, et plus globalement la montée des vins naturels. Ce sont toutes des réponses à une même demande : authenticité, légèreté, sens.